Les conditions climatiques ont beaucoup évolué ces dernières années. Les hivers sont plus courts, plus doux et moins prévisibles, ce qui peut poser certains problèmes aux arbres.

Ces derniers ont besoin de leur dormance hivernale pour se régénérer et se préparer à une croissance saine au printemps. Les perturbations climatiques qui affectent cette dormance, comme les variations de la durée du froid et les fluctuations de température, peuvent engendrer un stress à long terme.

 

Comment fonctionne la dormance des arbres

De manière générale, la dormance des arbres comporte trois étapes : l’acclimatation, la dormance profonde et la désacclimatation.

L’acclimatation est la période préparatoire durant laquelle les arbres effectuent les ajustements nécessaires, comme la chute des feuilles, pour se préparer à l’hiver. Ils utilisent les signaux de la photopériode, à savoir le raccourcissement des jours et la baisse des températures en automne, pour déclencher cette phase de dormance.

La dormance profonde désigne le moment où les arbres entrent dans un « sommeil profond » pendant l’hiver afin d’accumuler un certain nombre d’« heures de froid ». Ces heures de froid arrivent lorsque les températures descendent entre 0 et 7°C et aident les arbres à supporter les fortes gelées hivernales.

La désacclimatation est la période durant laquelle les arbres ont accumulé suffisamment d’heures de froid et entrent en mode « veille » jusqu’au printemps.

 

Comment le changement climatique perturbe cette dormance

La dormance des arbres et le changement climatique sont étroitement liés. La diminution des épisodes de gel intense perturbe cette dormance et entraîne un sommeil profond incomplet, ce qui peut affecter leur croissance printanière. Des hivers plus doux peuvent également provoquer un bourgeonnement prématuré.

Des variations de température irrégulières engendrent aussi des cycles de pluies et de sécheresses imprévisibles, susceptibles de fragiliser les racines. Enfin, les arbres peuvent subir davantage de dégâts dus au gel lors d’hivers doux suivis de vagues de froid tardives.

 

Quels arbres sont les plus menacés ?

Certaines espèces d’arbres sont plus sensibles à l’impact du climat sur leur dormance, notamment :

Les arbres fruitiers : des espèces comme les pommiers et les pêchers ont besoin d’un nombre d’heures de froid constant. Les arbres fruitiers qui n’ont pas bénéficié de ces heures de froid ont moins de chances de fleurir au printemps.

Les plantes ornementales à fleurs : les arbres comme les magnolias et les arbres de Judée sont plus sensibles aux variations de température.

Les arbres à feuilles persistantes : les persistants peuvent relancer la circulation de la sève prématurément, ce qui risque de provoquer des fissures dans l’écorce.

Les conifères : si ces espèces subissent une perte d’eau, elles peuvent être sensibles aux dommages racinaires.

 

Ce qu’il faut surveiller

Bien que vous ne puissiez pas contrôler la météo, vous pouvez protéger vos arbres. Soyez attentif aux signes de rupture de dormance cet hiver et au printemps :

• Floraison précoce

• Floraison absente ou raréfiée

• Apparition prématurée de feuilles ou d’aiguilles

• Bourgeons gonflés lors d’une période de douceur

• Fissures ou brûlures dues au soleil sur l’écorce du tronc

 

Comment aider ses arbres à faire face aux hivers changeants

Des soins spécifiques aux arbres en hiver peuvent contribuer à atténuer les effets du changement climatique sur leur dormance. Voici quelques conseils pour protéger vos arbres durant les hivers doux :

• Le paillis à leur pied régule la température des racines.

• L’arrosage pendant les périodes de sécheresse, surtout pour les conifères, peut aider à prévenir le stress hydrique.

• La pose de protections, comme un voile d’hivernage ou un manchon, sur les troncs exposés au soleil permet d’éviter les fissures.

• Un suivi hivernal pour évaluer la santé des bourgeons et détecter d’éventuels dommages.

• Un programme de soins phytosanitaire pour renforcer les racines et favoriser la reprise après la dormance.

 

Ce que recherchent les professionnels

Les professionnels comme Parisot Castaignet peuvent facilement repérer les conséquences d’une interruption de dormance chez les arbres. Lors d’une inspection, ils recherchent généralement les premiers signes comme le gonflement des bourgeons, les dommages causés par les variations de température du sol, l’entrave répétée de floraison et les indices propres à chaque espèce. Appelez-nous au 06 88 46 42 87 ou envoyez-nous un message sur parisot.castaignet@gmail.com.